Kim's Life

    Kim
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    Féminin Âge : 29
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    Message  Kim le Mer 29 Juil 2009 - 14:16

    Le principe est simple, ce n'est que la deuxième fois que je le fait mais il me semble que ça aide à beaucoup approfondir un personnage RP. Je vais écrire ici la vie de Kim, mais en bien plus détaillé que dans la fiche. Pour les lecteurs ce sera un peu comme un roman autobiographique de mon petit héros.

    Bonne lecture

    La salle était blanche. Ou plutôt, c'est ainsi que je l'imagine. La salle devait être blanche. Et tout autour de ma mère il devait y avoir des médecins. Des hommes et des femmes habillés de blanc ou de bleu, tous masqués et impossible à reconnaître. Ma mère, comme toute femme qui met un enfant au monde, a probablement souffert. Les femmes sont probablement masochistes. Elles souffrent puis aiment leur enfant comme s'il ne leur avait fait connaître que le bonheur. Elle a souffert pourtant, j'en suis sûre. Alors je suis sorti, on m'a un peu débarbouillé de tout ce sang, et on a demandé à mon père d'entrer. Mon père aussi a souffert ce jour là. Il a passé la porte blanche aux hublots brouillés et laiteux, et en voyant son fils sont sourire béat s'est effacé. Mais les médecins ne l'ont pas vu. Seul l'un d'entre eux s'est inquiété. Et lorsque les ciseaux qui devaient couper le cordon ombilical se sont trouvés entre ses mains, il s'est demandé ce qu'il allait couper avec : Le cordon qui donnerait une fois pour toute donner une existence indépendante au nouveau né, ou bien la gorge de l'enfant adultère ? Mais je suis encore là pour vous en parler, alors vous vous doutez bien de ce que mon père a choisit.
    Je me demande parfois ce qui serait arrivé s'il avait décidé de me couper la gorge. Ma soeur serait-elle née ensuite ? Se seraient-ils séparés ? Ma mère se serait-elle vengée ? Combien de temps mon père aurait-il passé en prison ? Je ne le saurais jamais. Mon père trancha le cordon ombilical et ne voulu pas me prendre dans ses bras. Il ne pu se résoudre à me toucher pendant le mois qui suivit. Je n'avais pas de père tout simplement. Mais j'en ai parlé un jour avec eux et ils m'ont raconté que le lendemain de l'accouchement, ils s'étaient parlé sérieusement. J'étais à côté, dans mon berceau de verre, et mes parents se disputaient déjà. "Alors nous somme d'accord. Aucun d'entre nous n'a le droit d'avoir un enfant en dehors de notre mariage." Ainsi soit-il... Et après un mois sans père, je le trouvait soudain aussi aimant que n'importe autre géniteur. Il m'avait pardonné, il m'aimait...


    - Maman, maman ... C'est fatiguant ?
    Trois années s'étaient écoulée et malgré mon jeune âge je me souviendrais toute ma vie de ce jour. Nous étions tous les deux assis sur le lit de mes parents et ma mère était légèrement basculée en arrière, en appui sur ses bras. Moi, je regardait avec admiration ce ventre énorme qu'elle arrivait à porter.
    - Oui c'est un peu fatiguant. Mais ne t'inquiète pas pour moi.
    Un sourire pâle mais sincère se dessina sur son visage et elle m'ébouriffa les cheveux. Je me dégageais, je n'aimais pas quand elle faisait ça... Alors j'ai posé la main sur son ventre et soudain, j'y ai reçu un coup ! J'ai sursauté et me suis levé, en alerte.
    - Mais pourquoi il ma tape ! pourquoi il te tape !? Je croyais que c'était un bébé qui viendrait et que ce serait ma sœur ! Et qu'elle serait gentille et qu'il faudrait en prendre soin ! Elle est pas gentille là ! Elle est méchante même !
    Mais ma mère riait. Elle riait joyeusement et elle le faisait avec une joie enfantine, tant et si bien que je me suis mis à rire avec elle. Rire encore et encore, jusqu'à ce que le visage de ma mère se torde de douleur dans un gémissement.
    - MAMAN !!
    - Va dire à ton père que le bébé arrive.
    J'ai dévalé l'escalier pour trouver mon père et une heure plus tard à peine nous étions à la maternité.
    Alors que mon père tournait en rond, je sautillais. Il avait l'air anxieux plus qu'heureux et je ne comprenais pas. Je n'avais pas encore conscience que mes cheveux blancs et mes yeux clairs étaient la marque de l'adultère de ma mère. Mon père étaient dans la crainte d'avoir à nouveau une mauvaise surprise... Je n'eut pas le droit d'entrer mais quand j'ai rencontré ma soeur pour la première fois j'ai su que je l'aimerais toujours. Elle avait des yeux noisette en amande, des cheveux chocolat et une peau laiteuse. Si petite et si fragile...


    Un peu plus tard j'entrais en maternelle. Je parlais mieux que la moyenne et étais plus propre aussi que la plupart de mes camarades. J'ai en plus évolué très vite car je me sentais en obligation de montrer l'exemple à ma sœur. Elle était mon leitmotiv dans tout ce que je faisais. J'accompagnais ma mère pour la promener, je voulais tout faire pour l'aider. Je n'avais pas le droit de lui donner le biberon sans la présence de l'un de mes parents, ni de la changer, mais j'appris à lire pour lui conter des histoires. J'appris aussi à chanter pour les comptine et je faisais le clown dès que possible. Tout ce que je faisais, c'était pour elle.
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    Message  Kim le Ven 28 Aoû 2009 - 21:42

    Le temps passa, marqué par quelques évènements plus ou moins marquants pour moi.

    Alors que j'avais six ans, au début de l'année scolaire, les douze élèves de ma classe s'assirent et la maîtresse commença à nous poser des question sur la famille, sur les parents, sur les amis de nos parents aussi. Ce genre de questions anodines, qui permettait à chacun de se présenter aux autres, de s'identifier aux autres aussi puisque tous étaient assez similaires. "Moi, j'ai un grand frère et une grande sœur. On vit pas loin de l'école et mes parents invitent des amis à manger souvent le week-end", "Moi on est souvent invité mais on a pas de gens qui viennent. Sauf mon tonton et ma tata.", et quand je pris la parole à mon tour, alors que tous étaient tournés vers lui et que le visage de la maîtresse blanchissait à vue d'oeil :
    "Chez moi, il y a pleins de gens qui viennent. Ils nous parlent pas beaucoup à ma soeur et moi mais ils dorment avec Papa ou avec Maman. C'est jamais les mêmes. Quand quelqu'un vient voir papa, maman dort chez un ami, et quand quelqu'un vient voir maman, c'est papa qui dort chez une amie. On mange ensemble et après on nous envoie dans nos chambres."
    Quelques jours plus tard, je changeait d'école.

    J'arrivais dans un établissement plus grand. Il y avait une vingtaine d'enfant minimum par classe et certaines classes étaient coupées en deux pour ne pas avoir plus de 25 élèves par salle. La cours de récréation se composait d'une court goudronnée bordée d'un grand pré haut et d'une vaste étendue d'herbe parsemée de jeux en bois où nous n'avions le droit d'aller que les beaux jours. Nous l'appelions "le champ" et les récréation durant lesquelles nous pouvions y aller déclenchaient une liesse générale et des jeux plus fous encore qu'à l'accoutumée.
    Un an plus tard je vis sa soeur entourée de quatre garçons qui se moquaient. Il faisait beau ce jour là et la récréation avait eu lieu dans "le champ". Ce fut probablement le sol couvert d'herbe qui me sauva. C'était la première fois que je me battait et face à quatre personnes je ne faisais clairement pas le poids. Ma sœur se jeta sur moi alors que j'étais à terre pour me protéger et elle reçu plusieurs coups elle aussi. Rarement mes larmes furent si amères. En plus d'avoir été incapable de la défendre, j'avais poussé ma soeur à s'interposer et à recevoir des coups. Tout était de leur faute mais aussi de la mienne. Les jours qui suivirent, j'entrais dans la cours de récréation avec la volonté d'en découdre avec eux. Et chaque fois je finissait avec une blessure de plus, physique et morale. L'enseignant me réprimanda plusieurs fois mais je recommençais et disais clairement que je recommencerais jusqu'à ce que je les batte. Mes parents furent convoqués, et lorsqu'ils arrivèrent tous les deux, l'enseignant qui n'avait rencontré que ma mère jusque là fut étonné. Sans réfléchir il posa la question fatidique :
    "C'est un enfant adopté ?"
    Je vis ses parents rougir et démentir violemment et je gardais donc en mémoire cette question. Je comptais bien élucider ce mystère : pourquoi avaient-il réagit ainsi ? Le soir venu je profitai du repas pour remettre ce dossier sur la table.
    - C'est quoi un enfant adopté ?
    Ma mère rougit violemment de gêne et mon père de colère. Heureusement elle parla avant lui.
    - C'est un enfant dont je ne serais pas la vrai maman.
    - Et moi ?
    - Je suis ta vrai maman.
    Elle avait habillement retourné la situation sans même me mentir vraiment.
    - Mais pourquoi vous aimez pas qu'on vous pose la question alors ?
    Mon père frappa du poing sur la table :
    - Parce qu'elle ne se pose pas. Tu es notre enfant et ton maître n'avait pas à en douter. C'est tout.
    Je baissais les yeux et me tut. Mon père m'avait toujours intimidé, d'autant plus lorsqu'il était énervé. Mais je ne perdais pas l'affaire de l'esprit et le lendemain c'est auprès du maître que j'allai chercher des informations.
    - Monsieur, c'est quoi un enfant adopté ?
    Il rougit lui aussi de gêne et éluda la question d'un geste de main :
    - Oh, si c'est à propos de hier tu devrais oublier ça.
    Mais je n'ai jamais été le genre de personne qui lâche ses idées quelles qu'elles soient et je restai face à lui.
    - Monsieur, c'est quoi un enfant adopté ?
    Le professeur se frotta la tête. Il voyait bien que le garçon qui l'interrogeait ne repartirait pas sans une réponse et il se demandait comment se sortir de là.
    - C'est un enfant dont les parents ne sont pas là tu vois. Alors les parents de quelqu'un d'autre deviennent ses parents.
    - Donc mon papa est pas mon papa et ma maman est pas ma maman ?
    - Non, non ce n'est pas ton cas, mais certains enfants oui.
    Je pris une moue boudeuse, la plus attendrissante possible.
    - Mais pourquoi vous avez dit que j'étais adopté alors ? Ma maman dit qu'elle est ma vrai maman et elle ment jamais.
    - Je me suis trompé, c'est parce que tu ne ressemble pas beaucoup à tes parents que j'ai dit ça, mais ton grand père doit avoir les yeux bleus non ?
    - Non.
    - ta grand mère alors...
    - Non.
    - Un oncle, une tante...
    - Non.
    - Et les cheveux clairs ?
    - Non.
    - Je... aaah tu m'en pose des questions, j'ai du travail moi. Allez va vite rejoindre tes camarades !
    Si il pensait se débarrasser de moi ainsi, il avait tort. Je ne revenais jamais sur mes idées et je voulais comprendre pourquoi mes parents avaient réagit ainsi. J'allais donc me faire frapper à nouveau par les quatre caïd que je n'avais pas oublié entre temps et décidais de mettre cette affaire en veilleuse pendant un temps. Bien sûr, je n'eut pas besoin de leur poser à nouveau des question pour comprendre. Une année passa et je regardais les enfants et leurs parents pour me rendre compte que j'étais le seul qui ne ressemblait ni à mon père ni à ma mère. Si, peut être un peu à ma mère, j'avais le visage aussi fin qu'elle et le même nez... Mais mon père ne me ressemblait en rien. vers huit ou neuf ans j'étais persuadé d'être un enfant adopté. J'avais enfin le dessus sur quiconque m'embêtait et me battait bien mieux que la plupart des gens. Dès que l'un me battait je revenais à la charge jusqu'à ce que je puisse le surpasser. Les professeurs n'aimaient pas ça mais ma soeur était intouchable et toute personne qui voulait l'approcher passait par moi pour me dire ce qu'il lui voulait.

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